1.9 millions de dollars pour un système de coordination de la peste

1.9 millions de dollars pour un système de coordination de la peste

Madagascar | 12/10/2017

Palais de Mahazoarivo, le 11 octobre 2017 –  Le Premier Ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier a présidé ce jour, une réunion sur l’épidémie de la peste à Madagascar,  en  présence des ministres concernés par le fléau, les Partenaires Techniques et Financiers à Madagascar et les Corps Diplomatiques.

L’objectif de cette réunion se résume aux partages d’informations sur les faits saillants concernant l’épidémie de la peste qui sévit actuellement à Madagascar, sur les actions déjà entreprises par le Gouvernement malagasy ainsi que les besoins à court, à moyen et à long terme.

Le Chef du gouvernement a expliqué qu’une cellule de crise a été mise en place au sein du Ministère de la santé publique. Elle est  composée des ministères concernés et des partenaires dont le système des Nations Unies, l’OMS, L’Unicef, l’USAID … cette cellule est chargée de mettre en place les dispositifs de lutte contre la peste dans les régions, les districts et les quartiers où l’on a identifié des cas de peste ;  et de coordonner les actions nécessaires. Par la suite, il a déclaré que « Madagascar a été touché pour la première fois par la peste pulmonaire urbaine. J’ai pris personnellement l’initiative de  créer une autre cellule de crise stratégique au sein de la primature pour mieux coordonner les actions. Le volet communication étant renforcé pour rassurer nos compatriotes internationaux, où le BNGRC utilise la collecte des données ainsi que les transmissions au niveau national et international ». 

Ainsi, certaines mesures ont été prises à titre provisoire, entre autres  la suspension de tous les regroupements ou manifestations, qu’on juge dangereux dans les endroits où les cas déclarés de peste ; et la fermeture temporaire des écoles dans les endroits où il y a eu un cas de peste.

Pour leur part, les ministres de la Santé Publique, et celui des Affaires Étrangères ont détaillé la situation épidémiologique de la peste depuis son apparition jusqu’au 10 octobre, en parlant de tous les dispositifs mis en place pour faire face à la propagation de l’épidémie, tant au niveau des fokontany et des centres de santé, qu’au niveau des lieux fréquentés comme les aéroports et les gares routières. Le ministre de la Santé a précisé que les stocks de médicaments sont suffisants et disponibles dans toutes les régions de Madagascar.

Lors de cette rencontre, l’OMS a également dressé un rapport sur les actions entreprises et les stratégies utilisées face à cette nouvelle forme d’épidémie, comme le retraçage et l’interruption des chaînes de contaminations ; l’évaluation permanente de l’épidémie ;  la mise en place d’un plan opérationnel de lutte via une approche multisectorielle qui fera intervenir tous les secteurs ; le suivi des contacts sous la supervision des médecins, pour interrompre la peste pulmonaire ; la vulgarisation des tests de diagnostic rapide, en collaboration avec l’Institut Pasteur de Madagascar ; la prise en charge clinique ; le contrôle de l’infection où des centres de triage ont été crées dans certains hôpitaux ; l’organisation d’un plan de distribution rapide des antibiotiques ;  la distribution de matériels médicaux pour la protection du personnel médical ; la distribution de matériels de désinfection et d’autres matériels pour l’élimination des rats ; et la mise à disposition d’ambulances, en collaboration avec l’USAID, pour le transport des malades. La représentante de l’OMS a précisé qu’il n’y a pas de restriction sur les vols et les mouvements commerciaux à Madagascar à l’entrée et à la sortie sous réserve que les contrôles sanitaires de l’OMS soient vraiment appliqués. Ainsi, au nom du coordonnateur résidant du Système des Nations Unies, elle a réassuré leur  soutien à cette lutte  contre l’épidémie et a déclaré qu’ils ont élaboré un plan opérationnel national qui a été validé au niveau des sièges de ces organismes (Unicef, OMS), et en sorte budgétisé comme suit :

  • Pour interrompre les transmissions dans les zones touchées : le budget est évalué par le ministère et ces partenaires à 3, 6 millions de dollars ;
  • Pour apporter des soins aux personnes touchés : 2. 7 millions de dollars ;
  • Pour prévenir la propagation vers les zones voisines : 0, 4 millions de dollars;
  •  Pour établir un système efficace de coordination et d’appui aux opérations : 1, 9 millions de dollars.

Quant aux représentants des Corps Diplomatiques, ils se sont manifestés en partageant unanimement l’idée de compassion et de soutien au peuple Malagasy, en annonçant leur intention de collaboration en matière de lutte, et également, les apports financiers et dons de matériels tels que 1,5 millions de dollars de l’OMS ; 350 000 dollars de la Croix Rouge Internationale ; 500 000 dollars de l’UNICEF ; 1 milliard d’ariary soit 131 000 mille dollars de l’UNFPA ;  des médicaments et des matériels médicaux d’une valeur de 200 000 dollars de la Chine ; 2300 gants et 118 000 masques des États Unis ; ainsi que des services d’expertise par les organismes comme l’USAID, l’UNICEF et le PNUD.

A l’issue de cette réunion, le Premier Ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier a tenu à préciser que « Les corps diplomatiques sont toujours concernés par la lutte contre l’épidémie de la peste à Madagascar, sous les directives du Président de la République Hery Rajaonarimampianina. Le but de la rencontre  d’aujourd’hui étant de sensibiliser les corps diplomatiques  afin que tout le monde soit au même niveau d’information concernant l’ampleur de la maladie, les zones infectées, et les efforts déjà déployés mutuellement par le gouvernement et les partenaires, en déterminant ainsi les objectifs à réaliser dans la lutte. C’est également une occasion pour leur mettre au courant de la situation réelle de l’épidémie de la peste dans notre île face à certaines déformations des renseignements qui leur parviennent. Toutefois, ces partenaires sont disposés à collaborer davantage pour apporter leurs contributions, où tous les acteurs prendront part à la lutte. L’OMS, à tous les niveaux, a décidé de maintenir le grade 2 pour Madagascar. L’on n’est pas encore au grade 3 puisque le grade 3 nécessitera d’autres systèmes d’intervention dans le pays ».

 

La Direction de la Communication

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